Non, je ne suis pas une conn*sse !

Pas question !  Si parfois je peux sembler être à la recherche de ma perfection, j’en suis loin. Parce que non, non, non, je ne veux pas être une de ces femmes qui prodiguent leurs conseils comme des évangiles à suivre à la lettre sans montrer le côté obscur de leur force.

Arrête-toi un instant. Toi la femme/mère au foyer. Toi celle qui cherche encore à jongler entre vie professionnelle et vie privée. Ce billet va te parler. Non pas parce qu’il est parfait (haha… hum tu comprendras pourquoi je ris en parcourant l’article). Mais juste parce que ce que je vais te dire va te rappeler quelque chose et, je le parie, faire remonter quelques sentiments à la surface.

Il y a quelques semaines, je lisais le troisième livre de Zoe Shepard, « Zoé à Bercy« . Quel rapport avec Marie Range ? Aucun a priori. Et pourtant… Débordée, mère divorcée, Zoé se présente comme ma lectrice/cliente idéale. Celle qui bosse beaucoup et aime ça et ne peut/veut pas perdre trop de temps à s’organiser alors qu’elle en a sacrément besoin. C’est bien à elle que je dois m’adresser. Moi qui a théoriquement le temps et qui a éprouvé quelques techniques et procédures pour améliorer mon quotidien, je peux l’aider.

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Vade retro conn*sse !

En lisant les premières pages où elle dépeint son quotidien (oui, ce n’est pas le sujet du livre et c’est pourtant ce qui m’a marqué) tout ça m’a fait me poser pas mal de questions. A priori, c’est à ce genre de personnes que je m’adresse. A elles et aux femmes et mères au foyer qui n’ont pas le temps/l’envie/le goût pour se plonger dans la théorie de l’organisation, du rangement et de la gestion du quotidien ou qui ne souhaitent pas tester 20 000 théories alors que je peux facilement leur montrer si l’une ou l’autre vaut le coup ou pas. Bref, à toutes celles (et ceux) à qui je peux offrir du temps après l’avoir moi-même passé à chercher de quoi rendre ma vie plus simple et agréable sans que tout parte à vau l’eau.

Homme en combinaison anti radioactivité qui se fait décontaminer
C’est le moyen le plus efficace que j’ai trouvé pour me décontaminer de toute forme de « conn*sserie »

Sauf que… Sauf que une fois l’enthousiasme du « je connais ma cliente idéale » et « je vais tout faire pour l’aider » à son paroxysme, je me suis moi-même refroidie en allant un peu plus loin dans le bouquin. En effet Zoé a une sœur. Une sœur parfaite. Celle qui est certainement (toujours) idéalisée, mais qui, en apparence arrive à tout faire et tout gérer… avec joie et bonne humeur ! Mais comme tout le monde le sait, la femme parfaite est une conn*sse (pour ceux qui ne le sauraient pas, voilà un indice). Et Dieu sait que je suis tellement d’accord avec cette phrase… Cette soeur donc fait ses yaourts elle-même, voue un culte à l’écologie et au bio, arrive à gérer ses enfants sans perdre la raison ni sa patience, etc…

Alors, même si je suis loin de cette femme/mère/gestionnaire parfaite, je me suis reconnue dans certaines démarches de ce personnage finalement guère reluisant et parfaitement casse-couilles agaçant. Rebelote ce matin en regardant une vidéo sur une mère qui pédale glorieusement dans la semoule alors que sa « copine Caro », elle, arrive à tout faire sans qu’une mèche de son chignon coiffé/décoiffé ne se fasse la malle… Tu me vois bien là, m’agitant dans tous les sens à tenter de faire partir cette conn*sse attitude comme si ma vie en dépendait ?

Montre ton côté obscur… y a des cookies !

Qu’est-ce que je veux dire par là ? De l’extérieur, quand je prône le fait-maison, que je souhaite faire de plus en plus de choses moi-même ou que ma démarche écologique part parfois dans des directions un peu trop radicales, je me rapproche de ces femmes parfaites (tu comprendras que j’ai envie d’écrire « conn*sse », mais que je ne veux pas heurter la sensibilité des plus jeunes et que je remplacerais ce joli mot par « femme parfaite »). Et je n’aime pas ça. Ce n’est pas du tout ce que je veux véhiculer.

Notre maison n’a rien d’une maison témoin. Les soirs, voire même les journées sans motivation pour ranger/nettoyer/cuisiner/etc… sont réguliers. La patience est loin d’être ma première vertu lorsqu’on évoque mon rôle de mère. Et je ne compte plus le nombre de fois où, assise dans le salon (oui, chez nous le salon n’est pas appelé « pièce de vie » par hasard… on sent bien qu’on y vit), j’ai eu un regard tellement apeuré que mon chéri était à deux doigts de me remettre sous anti-dépresseurs.

Puis, je me suis remémoré une phrase très juste d’Eléonore Bridge du Blog de la méchante : « je suis devenue la reine de l’organisation parce que je suis hyper flemmarde » . Sauf que pour ma part, ce n’est pas tant que je suis une belle feign*sse, mais plutôt que si je ne m’organise pas, ça tourne, ça tourne et ça tourne sans arrêt dans ma tête.

Femme sur une échelle qui demande de l'aide au vu de toutes les tâches à gérer

J’ai donc finalement appris à tout noter, à tout ranger (parce que pour que ce soit rangé dans ma tête, ça doit être rangé au mieux dans notre maison). Bref, je cherche à m’organiser pour aller mieux, pour vivre mieux, pour me sentir bien. Absolument pas pour paraître et me faire mousser. Je ne dis pas que j’y arrive (ben oui, je te rappelle que je ne suis pas une conn*sse !), mais la petite voix qui faisait tourner toutes les tâches dans ma tête part bien plus souvent en vacances aux Bahamas qu’avant…

Une experte en plein… apprentissage

Alors oui, les mois, les apprentissages et l’expérience aidant, je donne des conseils. Oui, j’essaie de faire beaucoup de choses pour vivre mieux. Oui, je pousse mon organisation à outrance parfois. Mais contrairement à toutes ces femmes parfaites, je ne prétends pas détenir la science infuse ni imposer quoi que ce soit à mes lecteurs. Et surtout, je suis en plein apprentissage et je fais des erreurs. Bref, je m’avance, je tombe, je m’adapte et je recommence.

Les solutions que je propose et proposerai sont empreintes de cette philosophie. Pourquoi ? Parce que ces femmes parfaites m’exècre. Parce que présenter uniquement la belle facette des choses, ce n’est rendre service à personne. Parce que j’ai tant de fois râlé devant mon écran, à chercher pourquoi mon plat était loin de ressembler à la photo ou que le conseil donné ne donnait pas du tout le même résultat quand je le suivais pas à pas.

Parce que être honnête, quitte à bousculer les personnes, c’est tellement plus intéressant (et accessoirement ça permet de faire le ménage autour de soi). Et enfin parce que les exemples que je t’ai donnés plus haut m’ont fait tellement peur, que je ferai tout pour ne pas être comme elle. Apporter son expérience plutôt que des solutions miracles. Montrer le cheminement des choses et l’envers du décor, quitte à égratigner son image de marque. Voilà le chemin que je souhaite prendre. J’espère que maintenant tu es d’accord pour dire que je ne suis pas une conn*sse !

Sur ce sujet, je te conseille l’excellent article de Cécile de Blog By Yourself, « Le secret des femmes qui réussissent sur le web » (poussez jusqu’en bas, les liens aussi sont top !)
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