Oui, Madame tout le monde réfléchit ! | MARIE RANGE

Oui, Madame tout le monde réfléchit !

Deviens organisactrice de ton quotidien !

personnes qui réfléchissent Chez Marie Range, on réfléchit et on vérifie ce qu'on dit avant d'écrire !

Faire confiance aveuglément, rester à la surface des choses et mettre des œillères, très peu pour moi ! Si c’est toi aussi ta philosophie, lis un peu les quelques lignes qui vont suivre, je te donne quelques éléments simples et évidents pour avancer avec bon sens.

«J’ai une légère tendance à croire davantage des professionnels de santé, qui voient des milliers d’enfants à travers le monde, que madame tout-le-monde. » Allez, prends-toi ça en pleine tronche !

Ça quoi ? La personne qui a écrit ça a raison quelque part. Entre de grands pontes de la médecine ou de la science en général et une mère de famille, il n’y a pas photos. Comment cette dernière pourrait avoir raison et ne pas courber l’échine devant les affirmations des plus grands cerveaux de la terre de l’univers ?

Ma raison et moi-même nous disons d’ailleurs qu’effectivement, en THEORIE, c’est tout à fait ça. Et pourtant, ça ne m’a pas empêché de prendre cette phrase comme une attaque, voire une insulte.

Pourquoi ? Parce que je ne suis pas un mouton et que la théorie sans la pratique, c’est bien joli, mais non merci. Dans le cas présent, pour étayer ses propos, la personne m’a envoyé le lien vers un article totalement vide de sens, qui, à part dire « c’est pas bieeeeeeeeeen parce que y a plein d’études qui l’ont dit », ne me donnait aucune raison claire, nette et précise.

Ne pas s’en tenir à la surface des choses

Et forcément, tout ça titille mon côté journaliste, qui a finalement l’air aussi accroché à moi qu’un morpion à une toison pubienne. Car tu te doutes bien que ce n’est pas la première fois que cette personne balance des poncifs et des théories à la mords-moi le nœud sans qu’elles soient du tout étayées.

Et ça, pour le Pujadas (oui, j’avais pensé à Pulitzer en premier, mais c’était un peu trop présomptueux) au fond de moi, c’est compliqué. Moi, il me faut de la vérification, de l’étayage et plus qu’une source qui traite du sujet. « Ben c’est machin, truc ou bidulle qui le dit ! » Et donc ? Je dois prendre ça pour argent comptant parce qu’il a un diplôme ou un titre ronflant ? Mouhahahaha.

Attention, je ne dis pas qu’il ne faut donner aucun crédit à tout cela, je dis juste que pour me convaincre, il me faudra plus que du flan.

bonhomme qui vérifie à la loupe

Le côté journaliste, à la limite tatillonne, a donc fait coucou.

Parle-moi de quelque chose qui a fait l’objet d’une étude, faite sur des années, sur un échantillon large et important de personnes et parfaitement documentée. Parle-moi de conclusions tirées de plusieurs études sérieuses dont je peux allez moi-même vérifier l’existence. Là ok.

Je ne suis pas Dieu hein (tout juste suis-je la déesse de mon homme). Je ne suis donc pas omnisciente. Maintenant, j’ai une qualité que beaucoup devraient avoir : je me méfie et donc je fais ce qu’il faut pour être en confiance et je m’arrête très rarement à la surface des choses.

Pourquoi ? Parce que c’est dangereux ! Parce que suivre sans réfléchir les préceptes à la mode, ça n’est jamais bon.

D’abord parce que les modes tournent. Ensuite parce que certaines ne sont pas pratiquement fondées. On dit à nos enfants de ne pas suivre un inconnu. Pourquoi on suivrait des théories qui le sont aussi ?

Si on te lance « fais ce qu’on te dit » (et ferme-la en gros), tu le fais ? Tu agis aveuglément ? Non. Et ben là, c’est pareil !

Typiquement dans ce cas-là, tout ce que je vois ce sont « des études » disent ceci, « des études » disent cela. Hum hum, ok, très bien. Mais encore ? Quelles études ? Par quelles personnes ? Sur quel échantillon ? Pourrait-on avoir le lien vers ces études plutôt que de lire le copier-coller que Monsieur A a fait sur Madame B, qui elle-même avait pompé sur Madame C ?

Aller à la source des choses

bonhomme qui réfléchit et se pose des questions

Alors tu vas dire : « euuuuh, madame, tu ne serais pas un peu de mauvaise foi ? », « tu n’aurais pas tendance à te méfier surtout des théories avec lesquelles tu n’es pas d’accord ? ». C’est pas faux. Mais c’est loin d’être vrai aussi.

Disons qu’avec ces théories-là, je suis plus méfiante et donc je vérifie encore plus rigoureusement les choses. Je reste encore moins à la surface et multiplie les lectures à leur propos. Bref, j’étaye ma réflexion. Et il m’arrive même de changer d’avis si les arguments que je trouve sont solides et que le sérieux est là.

Bon, soyons honnête, ça n’arrive pas souvent, mais ça arrive ! Pour vous donner un exemple, j’avais d’énormes a priori sur Marie Kondo et ses techniques. Pour moi, le raccourci était simple : la nana, elle est bien gentille, mais elle veut surtout qu’on vive dans des intérieurs vides de tout et totalement aseptisés. Tu m’étonnes que c’est facile de ranger après !

Qu’ai-je donc fait ? Je ne m’en suis pas tenue aux résumés et interprétations, très souvent fallatieux (j’aime bien ce mot) trouvés sur internet, mais je suis juste allée lire ce qu’elle racontait. Et, oh surprise, la nippone n’est pas mauvaise (je suis déjà sortie après cette blague pourrie, pas la peine de demander)… et surtout j’ai en partie changé d’avis sur ses méthodes.

Bref, je t’en parlerai certainement dans un futur article, mais ce que je voulais souligner ici, c’est qu’il suffit de remonter à l’origine des choses pour mieux les comprendre, parfois même pour les voir totalement différemment. Parce que là, elles n’auront pas été déformées ou tout simplement sorties de leur contexte.

De la pratique et de l’expérience pour faire des choix plus éclairés

bonhomme qui aide à apprendre et partage ses connaissances

C’est aussi pour ça que j’ai créé Marie Range. Pas pour faire du prosélytisme pour telle ou telle cause ou bien pour imposer mes choix, mes théories, ma façon de vivre. Je ne suis pas du genre à subir ce genre d’assauts, donc je ne vais pas commencer à les imposer aux autres.

Non, le but du jeu, c’est avant tout de te fournir les éléments pour réfléchir et te faire ton propre avis. Quand j’avance des choses, si elles sont basées sur ces fameuses « études », je les cite clairement et mets un lien vers elles. D’ailleurs, tu ferais bien de ressortir vos vieux dicos poussiéreux pour certaines. Bref, si je ne peux pas moi-même remonter à la source et te la montrer, je n’en parle pas épicétou.

L’idée, c’est aussi et surtout de mettre le plus en avant possible l’expérience et la pratique (par exemple dans mon test sur les jambons sans nitrites ajoutés). Je suis chiante, j’ai une tendance un peu trop marquée à faire comme Saint Thomas et à ne croire que ce que je vois. Mais qu’est-ce que je l’aime cette chiantitude dans ces cas-là !

Autant je suis très sensible au marketing et aux jolies couleurs, voire aux licornes, toussa toussa, autant tant que je n’ai pas essayé, je n’irais pas donner mon avis tranché. En gros, je fais comme ma maman m’a appris : « tu goûtes avant de dire quelque chose ».

Parce que tout ça permet de contextualiser. C’est pour que je te fais ch… à te raconter en long, en large et en travers ma vie. Pour que tu te fasses une idée des conditions dans lesquelles sont appliquées mes théories. Bon, je ne suis pas débile non plus et je ne te présente pas des choses rigides, applicables seulement aux trentenaires avec un enfant vivant en région parisienne.

Bref, juré craché, je te promets chez moi, tout est clair (je vais contextualiser chaque tableau/liste/processus/joli panda que je mettrai en ligne) et le plus possible adaptable (selon la personne, le temps, l’endroit, etc…). Parce que je n’ai peut-être pas de diplôme en organisation ou en rangement, ni une jolie petite blouse et des lunettes qui font très sérieuse (ah si, ça j’ai !), mais j’ai les pieds sur terre et je ne parle jamais en l’air. Pas si mal pour une madame-tout-le-monde !

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